L’ascenseur

Comédie – Huit clos

Une jeune femme et un homme se retrouvent coincés dans un ascenseur, en pleine nuit. Une rencontre de hasard (à condition que le hasard existe) entre deux âges et deux étages. Un conflit de générations entre deux êtes fragiles et désabusés. Un huis clos entre un déprimé cynique et une écorchée vive amère. ils vont se rencontrer, se confier, se découvrir, se mettre à nu. Tout semble les opposer, et pourtant…

Une comédie aux multiples registres d’humour où l’émotion n’est pourtant jamais bien lui.

Après son succès au Printemps du Rire à Toulouse, la pièce a été jouée au Théâtre de L’Albatros au Festival Off d’Avignon 2019.

 

 

L'équipe du spectacle

Distribution : Madleen Martino et Bruno Abadie

Texte : J-P Roos

Création lumière : Antoine Dermaut

Création musicale : Rébecca Féron

Création sonore : Antoine Dermaut

Affiche : Frédérique Héol

Photos : Marion Brochard

 

Adaptation et mise en scène : Bruno Abadie

 

pour tout public à partir de 10 ans

durée : 1h10

  • Critique La Théâtrothèque L’ascenseur

    par Jeanne-Marie Guillou

    La théâtrothèque
    Publié le 13 Juillet 2019

    « Le texte fait mouche à chaque réplique ! »

    Dans un immeuble de bureau, une jeune femme attend l’ascenseur et un homme en sort. En voyant qu’il a oublié son portable, l’homme remonte dans l’ascenseur. Il se retrouve donc face à la jeune femme, quand soudain, entre deux étages, la lumière s’éteint et l’ascenseur s’arrête. Après un moment de panique, d’appels intempestifs, les deux protagonistes se résolvent à attendre patiemment car il est tard et c’est dimanche. L’homme (Bruno Abadie), d’âge mur, est cadre dans l’entreprise et la jeune femme (Madleen Martino) déclare être femme de ménage dans ce même immeuble. Tout semble les opposer : la différence d’âge, le niveau social et surtout la manière de voir la vie. Il pourrait être son père, elle pourrait être sa fille. Leur dialogue sera musclé, parfois tendre et très souvent drôle. Ils se racontent, se confient, s’écoutent et se comprennent. Le texte, empreint d’un langage de tous les jours, fait mouche à chaque réplique. Notre femme de ménage, que la vie bouscule, n’a pas la langue dans sa poche et Madleen Martino, petit bout de femme vive et combative, campe avec malice les jeunes femmes d’aujourd’hui avec aplomb et candeur à la fois. Quant à Bruno Abadie, sous son air désabusé et fatigué de la vie, il nous prouve qu’il peut être à la fois drôle et énigmatique, comme dans « Demain, la nuit » d’après Matéi Visniec.

     

  • La Provence 2019

    par Jocelyne Battistini

    Publié le 13 Juillet 2019

    Un huis-clos plein d’émotion

    Sur la scène, un simple carré au sol délimite l’espace, celui d’un ascenseur. A l’intérieur, une femme et un homme s’y retrouvent subitement coincés. Elle est jeune, il pourrait être son père. Aucun des deux ne panique et pourtant l’action se déroule un dimanche matin dans un immeuble de bureaux, désert. Le bouton d’alarme ne fonctionne pas ; elle n’a jamais voulu de portable ; il a oublié le sien dans son bureau. Simon est un être résigné, passif, introverti ; Sarah est agressive, virulente, insupportable. Aucun homme ne souhaiterait se retrouver en tête à tête, en milieu clos, avec une telle peste ! Et pourtant ce petit bout de femme va arriver à trouver la faille chez cet homme désabusé, et ces quelques heures d’enfermement vont aboutir à un formidable appel d’air dans la vie de Simon. Bruno Abadie, qui a également assuré la mise en scène, est touchant et nous bouleverse. Madleen Martino est particulièrement convaincante… et horripilante !